cuisiner les épluchures

Rien ne se jette, tout se transforme !

quand vous épluchez des légumes ou des fruits, vous jetez à la poubelle, sans même y penser, leurs peaux, leurs pépins ou leurs noyaux ? Halte au gaspillage : les pelures et autres épluchures ont aussi le droit d’être cuisinées… et sont toutes aussi savoureuses une fois dégustées !

Variétés d’épluchures

On entend par « épluchures » toutes les parties des fruits et des légumes qui ne sont pas, à première vue, comestibles. Outre les pelures, les trognons, les pépins, les noyaux, les fanes, les tiges ou les cosses sont également des épluchures.

Certes, auparavant, on jetait les épluchures à la poubelle ou les donnait à manger aux poules ou aux cochons. Mais depuis quelques années, on leur découvre d’innombrables vertus.

Oui, cuisiner nos épluchures, c’est l’assurance d’être écolo, de faire des économies et d’absorber davantage les vitamines et les fibres des légumes et des fruits (contenus principalement dans les peaux, eh oui). C’est donc un petit geste simple en cuisine mais qui a tout bon côté planète, porte-monnaie et santé. Il serait dommage de continuer à les oublier, non ?

Bien entendu, on ne cuisine pas nos épluchures comme on le ferait pour des fruits ou des légumes. Un mode d’emploi, certaines précautions et plusieurs astuces sont utiles pour créer avec, bien des délices derrière les fourneaux.

Epluchures et recettes en cuisine

Pour cuisiner nos épluchures, il est indispensable de choisir des légumes et des fruits biologiques. Certes, ils coûtent plus chers mais le bénéfice sera rendu quand on utilisera ultérieurement leurs pelures et compagnie dans nos recettes. Pourquoi le bio ? Car les peaux des fruits et des légumes traités sont bourrés de pesticides et autres traitements chimiques. Ainsi, les nutriments des pelures ne sont plus du tout bénéfiques pour la santé (alors que l’on veut en profiter !).

Il va de soi qu’il est hors de question de concocter une poêlée d’épluchures de légumes ou une salade d’épluchures de fruits (au risque de voir des expressions de dégoût se figer sur les visages). Non, on utilise nos pelures et cie dans des recettes bien plus sophistiquées et davantage soignées côté présentation. Tartinades, soupes, purées, omelettes, gratins, crèmes ou flans sont les bonnes options.

Ensuite, on reste modérés dans leurs utilisations selon la variété d’épluchures que l’on cuisine. On concocte un flan avec des pelures d’oranges (râpées) plutôt que du jus d’oranges ? On adapte les proportions afin d’équilibrer les saveurs. Les pelures d’oranges parfument davantage que le jus d’oranges. Il serait dommage de cuisiner un flan au goût trop amer et prononcé, non ? Même chose pour une poêlée ou une salade aromatisée au citron. On reste prudents quand on utilise des zestes de citron râpés plutôt que du jus de citron pressé. Quelques pincées suffisent à apporter une touche (suffisamment) acide à nos assiettes.

Enfin, on préfère une variété d’épluchures pour cuisiner certains types de recettes :

  • Les pelures de légumes ou de fruits ? On en fait des chips, on les intègre dans un bouillon pour pocher une viande ou un poisson, ou encore cuire un risotto, on les utilise pour concocter des infusions ou préparer des gelées.
  • Les fanes comme celles des radis, des betteraves, des brocolis ou des carottes ? On réalise des potages, on les fait cuire à la vapeur pour cuisiner un gratin, une tarte, une salade ou une omelette, par exemple, ou on les transforme en pesto.
  • Les noyaux ou les trognons des fruits ? On les utilise pour réaliser des liqueurs de fruits.
  • Les tiges ? On les incorpore dans des bouillons, des papillotes, du jus de cuisson et autre sauce d’accompagnement pour corser leur goût.
  • Et les cosses, des petits pois par exemple ? On les mixe pour réaliser des soupes, des veloutés, des purées ou des crèmes, ou on les fait cuire simplement à la poêle pour accompagner une volaille, une viande ou un poisson.
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